mon histoire – Céline
Ça a mis des années
Avant La Grande Bascule, il y a eu beaucoup de questions sans réponse. Voilà d’où je pars, et pourquoi je fais ce que je fais.

LES INJONCTIONS
Pendant longtemps, j’ai cru que mon problème c’était de ne pas savoir quoi faire.
Depuis l’adolescence, les questions arrivent de partout. De l’école, des parents, de la société. « Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie ? » « Trouve un métier stable. » « Sois indépendante. » « Trouve ta voie. » Ces injonctions s’installent tôt et elles restent. Elles donnent l’impression qu’il existe une bonne réponse quelque part, et que si tu ne la trouves pas, c’est que tu ne cherches pas assez bien.
LES CHOIX
J’ai fait des choix professionnels. Certains m’ont plu au départ, le libéral, l’autonomie, le contact direct. Puis, à chaque fois, au bout d’un moment, quelque chose se déréglait. Lentement, presque sans bruit. Ma nature profonde me rattrapait : j’ai besoin d’autonomie, de sens, de pouvoir évoluer. Je ne l’ai pas toujours su clairement.
Et quand la vie a bougé, les enfants, les déménagements, les ruptures avec ce que je croyais stable, tout a changé en même temps : mes valeurs, mes besoins, le sens que je donnais au travail. Les questions professionnelles sont revenues, encore plus floues qu’avant. Et je n’avais toujours rien pour les analyser, les contredire, les croiser. Rien pour qu’il en sorte enfin quelque chose.
« Quelque chose se déréglait. Lentement,
presque sans bruit. »
LE BILAN
J’ai fait un bilan de compétences. Il en est ressorti que j’aimais écrire et que j’étais empathique. Je me suis lancée dans une formation de rédaction web parce que ça semblait tenir la route, plus que par conviction profonde. Deux mille euros plus tard, je ne m’étais toujours pas lancée.
Le bilan avait fait son travail. La formation aussi. C’est moi qui n’étais pas prête à les faire vraiment, pas dans les bonnes conditions pour en tirer quelque chose d’utile. Et en même temps, comment l’être, quand je n’arrivais pas à tout poser, à tout expliquer, à mettre à plat qui j’étais devenue, ce que je voulais vraiment, ce dont j’avais besoin maintenant ?
Je n’avais jamais réussi à croiser toutes les informations me concernant, mon caractère, ma personnalité, ma vie, mon histoire, mon identité professionnelle, pour en tirer quelque chose de clairvoyant.
D’où vient la GRANDE bascule
La Grande Bascule est née de là.
D’une accumulation, et d’une conviction : avant de
chercher quoi faire, il faut comprendre ce qui te retient.
Tu ne trouveras pas ce qui te retient dans les compétences
de ton CV, ni dans une passion supposée.
Tu le trouveras dans tout ce que tu es devenue, tout ce qui a changé en toi, tout ce que tu n’as jamais réussi à mettre à plat.
Céline.
FONDATRICE DE LA GRANDE BASCULE